Enceinte de 6 mois, le papa de mon bébé décide que la vie de famille, finalement, c’est pas pour lui…
Me voilà donc, le premier jour de mon congé de maternité, assise dans le cabinet d’une avocate.
J’avais l’impression de recevoir coup sur coup, et d’être KO debout.
J’étais tiraillée entre « on va essayer, je vais prendre sur moi pour que l’enfant ait une famille » et « ça ne marchera de toutes façons pas, autant partir maintenant et nous éviter les souffrances de la séparation plus tard ». A ce moment, j’avais une seule certitude: je savais que j’allais déguster…
J’ai finalement choisi la deuxième solution.
Et pendant longtemps, les personnes autour de moi ont admiré ma résilience.
Elles voyaient les épreuves traversées, les changements de cap, les reconstructions successives.
Mais avec le recul, je ne crois pas que la résilience soit ce qui m’a permis d’avancer.
Ce qui m’a permis d’avancer, c’est de prendre une décision.
Puis une autre.
Et encore une autre.
Même lorsque j’avais peur de me tromper.
Parce que j’ai compris une chose essentielle :
Les périodes les plus douloureuses de notre vie sont celles où nous restons bloquées dans une situation qui ne nous convient plus, sans parvenir à décider de la suite.
Parce qu’on a peur de se tromper.
Parce qu’on a peur de faire le mauvais choix.
Parce qu’on a peur des conséquences.
Parce qu’on espère encore qu’une solution parfaite va apparaître.
Aujourd’hui, c’est cette souffrance de l’indécision que j’aide mes clientes à alléger.
Non pas en décidant à leur place.
Mais en leur offrant davantage de clarté, de perspective et de repères pour qu’elles puissent reprendre pleinement leur pouvoir de décision.